Investir dans l’immobilier à la frontière russe

La législation immobilière ainsi que la politique fiscale en Russie sont très avantageuses et propices à la capitalisation venant de l’étranger. Les visiteurs bénéficient de privilèges qui sont presque identiques à ceux des citoyens russes. Il existe également de nombreux avantages fiscaux, mais cela, c’est dans le pays. Qu’en est-il de l’investissement immobilier à la frontière russe ?

Des litiges frontaliers qui posent des problèmes

Ce qu’il faut savoir c’est que la Russie est souvent en litige avec d’autres pays concernant leurs frontières. Moscou se dispute, par exemple, beaucoup avec Pékin ou encore Tokyo, ce qui impacte beaucoup la vie des voisins de la Russie. Il en est pareil au niveau de la Mongolie où des conflits existaient avec les Chinois dans les années 90. Il existe cependant des pourparlers qui aboutissent difficilement à des accords, et les négociations prennent du temps à se conclure, pouvant atteindre ainsi des années et des années. Et pendant ce temps donc, la région en question se retrouve dans le flou et des soucis administratifs peuvent se poser. Et une fois alors que le Kremlin arrive à s’entendre avec les autres parties, il est possible que des bouts de terre soient cédés aux autres pays. À ce moment-là, les biens immobiliers seront soumis au régime du pays qui accueillera le bout de terre.

Investir à la frontière russe, est-ce alors une bonne idée ?

Il y a déjà eu plusieurs crises au niveau des frontières russes. La plus récente est sans doute la crise ukrainienne qui a abouti à l’annexion de la Crimée. Il s’agit d’une péninsule située sur la côte nord de la mer Noire. Elle se situe au sud de la région ukrainienne de Kherson, à laquelle elle est reliée par l’isthme de Perekop, et à l’ouest par la région russe du Kouban, dont elle est séparée par le détroit de Kertch et dont le pont de Crimée assure la liaison depuis 2018. Cette région à la frontière de la Russie est alors le foyer de plusieurs conflits et est encore source de discorde au niveau international. Y investir dans l’immobilier serait un peu du suicide, car les bâtiments y sont détruits et les nouveaux venus ne semblent pas vus d’un très bon œil. Autre situation : après les conflits entre la Russie et la Géorgie, il y a une véritable zone tampon entre les deux pays au niveau d’une partie de la frontière. Alors que les Russes avancent de plus en plus pour élargir cette zone vers l’intérieur de la Géorgie, les habitants y fuient l’armée russe. Pas de bon augure donc pour les investissements immobiliers.

Ainsi, pour pouvoir espérer réussir un investissement dans l’immobilier, il faut une certaine stabilité. Cependant, à la frontière russe, il subsiste toujours une certaine incertitude qui pourrait faire fuir les locataires ou les acheteurs.